dimanche 13 juin 2010

Evangile du Dimanche 13 juin 2010; En offrant notre pauvreté nous allons ...

Saint Luc 7. 36 - 50 - 8. 1 - 3
Lc 7:36- Un Pharisien l'invita à manger avec lui ; il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
Lc 7:37- Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum.
Lc 7:38- Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum..
Lc 7:39- A cette vue, le Pharisien qui l'avait convié se dit en lui-même : " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse ! "
Lc 7:40- Mais, prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " - " Parle, maître ", répond-il. -
Lc 7:41- " Un créancier avait deux débiteurs ; l'un devait cinq cents deniers, l'autre cinquante.
Lc 7:42- Comme ils n'avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l'en aimera le plus ?"
Lc 7:43- Simon répondit : " Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Lc 7:44- Et, se tournant vers la femme : " Tu vois cette femme ? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, au contraire, m'a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Lc 7:45- Tu ne m'as pas donné de baiser ; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n'a cessé de me couvrir les pieds de baisers.
Lc 7:46- Tu n'as pas répandu d'huile sur ma tête ; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds.
Lc 7:47- A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
Lc 7:48- Puis il dit à la femme : " Tes péchés sont remis. "
Lc 7:49- Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : " Qui est-il celui-là qui va jusqu'à remettre les péchés ? "
Lc 7:50- Mais il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée ; va en paix. "
Lc 8:1- Et il advint ensuite qu'il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
Lc 8:2- ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
Lc 8:3- Jeanne, femme de Chouza, intendant d'Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
  • Jeanne a été selon Luc, délivrée « d'esprits malins » ou « de maladies » par Jésus. Elle était vraisemblablement veuve de Chuza, ou alors elle suivait Jésus avec le consentement de son mari. C'était en effet l'usage chez les Juifs de l'époque que les prédicateurs soient accompagnées de quelques femmes de piété, sans que cela ne fasse scandale
  • Jeanne figure parmi les femmes qui étaient parties rejoindre le tombeau de Jésus pour embaumer son corps selon le récit qu'en fait l'évangile de Luc. Ce sont aussi ces femmes qui parlèrent aux apôtres et aux autres disciples de la tombe vide et des « deux hommes aux habits resplendissants » qui leur étaient apparus
En ce mois de juin où nous honorons plus particulièrement le Coeur de Jésus l'évangile de ce jour nous invite à suivre ce Coeur pour l'amour de notre prochain
Lc 7:47- A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour. "
L'amour est le premier pas vers le pardon, si cette amour est fait pour se débarrasser du péché 
" Va en paix " (c'est-à-dire entre dans la justice de Dieu).
Que nous demande Jésus ?
Faire disparaître en nous ce péché celui qui est le commencement et l'aboutissement de la guerre entre Dieu et les hommes alors que la justice est la paix avec Dieu
" Va en paix "  « Fais tout ce qui peut te conduire à la paix de Dieu. »
Il nous appartient de faire chaque jour l'expérience du pardon en acceptant notre pauvreté spirituelle face à Jésus et en offrant cette pauvreté au monde qui nous entoure et nous regarde
En offrant notre pauvreté nous allons à la rencontre de la miséricorde de Dieu

samedi 12 juin 2010

Les Dogmes Chrétiens

Les questions précises relatives à l'élaboration d'une doctrine du Christ ont commencé à se poser dès le début du IIe siècle, comme en témoignent les écrits aplogétiques d'Hilaire de Poitiers
Saint Hilaire de Poitiers, évêque de Poitiers né vers 315 décédé en 367 Docteur de l'Église
Fête : 13 janvier en Orient et (depuis Vatican II, auparavant le 14) en Occident.

  • Pour l'Église Catholique Romaine, un Docteur de l'Église est un théologien ou un religieux dont les écrits ou l'enseignement sont considérés comme ayant servi la religion de façon exceptionnelle et dont la vie est regardée comme exemplaire au regard des exigences de celle-ci.
En effet, si la première tradition est orale, la reconnaissance de la canonicité de ce qui constituera le Nouveau testament fut assez longue pour être fixée.
Ces écrits eux-mêmes n'ont pas été rédigés comme des ouvrages de référence dogmatiques.
De ce fait, comme dans toutes les religions, des interprétations multiples ont commencé à se répandre.
La plus répandue étant les gnoses dont les évêques de Constantinoble et d'Antioche considéraient qu'elles sapaient les fondements mêmes de la foi chrétienne.

  • De façon très générale la Gnose (du grec γνώσις, Gnôsis : connaissance) désigne un concept philosophico-religieux dans lequel le Salut de l'Ame (ou sa libération du monde matériel) passe par une connaissance (expérience ou révélation) directe de la divinité donc par une connaissance de soi.
C'est au cours du IVème siècle que débute la succession des conciles élaborant la dogmatique, particulièrement la Christologie.
Plutôt que de trouver un consensus entre tous les patriarcats — égaux et indépendants à l'époque — et en particulier ceux d'Orient entre lesquels se situe le débat généralement sous-tendu par des questions de prééminence, les conciles agissent comme des tribunaux et chacun d'eux donna lieu à un schisme
Dogmes des sept premiers conciles
1) 325 Premier Concile de Nicée
Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père » c'est à dire de la Substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père (d'une seule et même substance), par qui tout a été fait aux cieux et sur la terre, les choses visibles et invisibles,
1) 325 Premier Concile de Nicée Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père
2) 381 Concile de Contantinople I « Saint-esprit consubstantiel au Père » - Credo de Nicée-Constantinople
3) 431 Concile d'Ephèse Marie, Mère de Dieu
4 ) Concile de Chalcédoine « La double nature de Jésus » c'est-à-dire deux natures en une personne
553 Deuxieme Concile de Constantinople définit 14 Anathématismes
1er Anathématisme. Si quelqu'un ne confesse pas que la nature ou substance divine est une et consubstantielle en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; qu'il soit anathème.
2e Anathématisme. Si quelqu'un ne confesse pas dans le Verbe de Dieu deux naissances, l'une incorporelle par laquelle il est né du Père avant tous les siècles, l'autre selon laquelle il est né dans les derniers temps de la vierge Marie, Mère de Dieu ; qu'il soit anathème.
3e Anathématisme. Si quelqu'un dit que ce n'est pas le même Christ-Dieu-Verbe, né de la femme, qui a fait des miracles et qui a souffert ; qu'il soit anathème.
4e Anathématisme. Si quelqu'un ne confesse pas que la chair a été substantiellement unie à Dieu le Verbe et qu'elle était animée par une âme raisonnable et intellectuelle ; qu'il soit anathème.
5e Anathématisme. Si quelqu'un dit qu'il y a deux substances ou deux personnes en Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qu'il ne faut en adorer qu'une seule, comme l'ont écrit follement Théodore et Nestorius ; qu'il soit anathème.
6e Anathématisme. Si quelqu'un ne confesse pas que la sainte Vierge est véritablement et réellement Mère de Dieu, qu'il soit anathème.
7e Anathématisme. Si quelqu'un ne veut pas reconnaître que les deux natures ont été unies en Jésus-Christ, sans diminution, sans confusion, mais que par ces deux natures il entende deux personnes ; qu'il soit anathème.
8e Anathématisme. Si quelqu'un ne confesse pas que les deux natures ont été unies en Jésus-Christ en une seule personne ; qu'il soit anathème.
9e Anathématisme. Si quelqu'un dit que nous devons adorer Jésus-Christ en deux natures, ce qui serait introduire deux adorations que l'on rendrait séparément à Dieu le Verbe et séparément aussi à l'homme ; et qu'il n'adore pas par une seule adoration le Verbe de Dieu incarné avec sa propre chair, ainsi que l'Église l'a appris dès le commencement par tradition ; qu'il soit anathème.
10e Anathématisme. Si quelqu'un nie que Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié dans sa chair, soit vrai Dieu, Seigneur de gloire, l'un de la Trinité ; qu'il soit anathème.
11e Anathématisme. Si quelqu'un n'anathématise pas Arius, Eunomius, Macédonius, Apollinaire, Nestorius, Eutychès, Origène, avec tous leurs écrits impies ; qu'il soit anathème.
12e Anathématisme. Si quelqu'un défend l'impie Théodore de Mopsueste ; qu'il soit anathème.
13e Anathématisme. Si quelqu'un défend les écrits impies de Théodoret, qu'il soit anathème.
14e Anathématisme. Si quelqu'un défend la lettre que l'on dit avoir été écrite par Ibas d'Édesse. à Maris ; qu'il soit anathème.
680 Le IIIe concile de Constantinople,
Il est le 6ème concile oecuménique et se tint du 7 novembre 680 au 16 septembre 681
Moins de trois cent évêques étaient présents ; les minutes de la dernière session ne portent que 174 signatures.
La principale conclusion doctrinale au terme de ce concile fut que Jésus avait deux volontés, de la même manière qu'il a deux natures, l'une divine et l'autre humaine, et que ces deux volontés n'entrent pas en conflit l'une avec l'autre.
787 Le Concile de Nicée II
Légitimité du culte des icônes
Il avait pour objectif de mettre un terme au conflit politico-religieux provoqué par l’iconoclasme

  • L’iconoclasme (du gr. εικών eikon «icône » et klaô « casser ») est, au sens strict, la destruction de représentations, qu’elle soit due à des considérations religieuses et/ou profane.
Le Concile autorise à nouveau à nouveau le culte des images, tout en interdisant sévèrement leur commerce.
La raison doctrinale tient en ceci : si le Christ s’est incarné, il est donc possible de représenter physiquement le Fils de Dieu, et de peindre les Saints.
Ce fondement vient de la Bible il est la réponse de Jésus à Philippe celui-ci lui demandait de lui montrer le Père
Jn 14:7- Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu. "
Jn 14:8- Philippe lui dit : " Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. "
Jn 14:9- Jésus lui dit : " Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : "Montre-nous le Père ! " ? Jésus lui dit : " Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : "Montre-nous le Père ! " ?
Jn 14:10- Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres.
Jn 14:11- Croyez-m'en ! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des œuvres mêmes.

  • De ce fait, il est possible de représenter Dieu en la personne de son Fils incarné en Jésus-Christ.

  • Les icônes sont aussi sont aussi des supports de vénération des Saints, considérés, par leurs vies, leurs exemples et leur pouvoir d'intercession, comme les reflets de la gloire du Christ.

  • Les icônes se distinguent ainsi des idolâtres: ils vénèrent non pas des divinités matérielles et sans vie propre (les idoles) mais des icônes, représentation de vraies personnes ayant vécu dans l'intimité avec Dieu.

  • C'est ainsi que l'honneur n'est pas rendu aux images, ni aux reliques mais, à travers elles, à la personne qu'elles représentent.
Dogmes proprement de l'Église Catholique Romaine
1545 - 1563 Concile de Trente:
La transsubstantiation:

  • La transsubstantiation est, littéralement, la transformation d'une substance en une autre. Le terme désigne, pour certains chrétiens (en particulier les catholiques), la transformation du pain et du vin en chair et sang du Christ lors de l'Eucharistie.

  • Le mot transsubstantiation est une expression employée pour la première fois au concile de Latran, en 1215

  • Sur le plan religieux, les chrétiens catholiques latins, arméniens et maronites emploient le terme de « transsubstantiation » pour expliquer que, dans l'Eucharistie , le pain et le vin, par la consécration de la messe, sont « réellement, vraiment et substantiellement » transformés ou convertis en corps et sang du Christ, tout en conservant leurs caractéristiques physiques ou espèces (texture, goût, odeur : les apparences) initiales.
Fixation du canon biblique

  • (Le canon désigne dans toutes les religions l'ensemble des textes considérés comme sacrés et régissant le culte.
C'est partir de la Thérorie et la tradition séculaire que le concile a adopté ces textes

  • La théorie (Une théorie (du grec theorein, « contempler, observer, examiner ») désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l'Observation ou l'Expérience donnant une représentation idéale, éloignée des applications.)

  • Le mot "tradition" vient du latin "traditio" qui désigne ce qui est transmis.

  • Dans le Christianisme, la Tradition (avec une majuscule ) est la révélation continue de l'évangile de Jésus Christ à son église par l'intermédiaire du Saint Esprit.

Nous Catholiques pensons que cette tradition s'effectue par l'intermédiaire des successeurs des apôtres c'est à dire la tradition apostolique de la révélation issu du magistère qui est confié à des hommes choisi par Jésus pour promouvoir la vérité essentielle de Dieu,

Canonisation de la Vulgate .

  • (la Vulgate, du latin Vulgata, vulgaire au sens de « commune », est la traduction de la Bible en Latin réalisée en grande partie par Jérome de Stridon au début du Vème siecle, et reconnue comme « authentique » par l'Eglise Catholique lors du Concile de Trente)

  • Jérôme de Stridon, en latin Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis (vers 340 +le 30 septembre 420 est

  • L'Eglise Catholique le considèrent comme un des Pères

  • Les Orthodoxes le vénèrent comme Saint. Depuis le Pape Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église

 1854 Immaculée Conception

C'est par une bulle pontificale Ineffabilis Deus de Pie IX définissant ex cathedra le dogme de l'Immaculée-Conception de la Vierge Marie
Les Orthodoxes le vénèrent comme Saint. Depuis le Pape Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église

  • L'infaillibilité pontificale est irigé en dogme, celui-ci définit clairement que le Pape ne peut se tromper lorsqu'il s'exprime ex cathedra (c'est-à-dire en tant que Docteur suprême de l'Église et en engageant sa pleine autorité apostolique), et ce, en matière de foi et de moral
1950 l'Assomption notre Mère La Vierge Marie établi par la constitution apostolique Munificentissimus Deus
qui signifie que Marie, Mère de Jésus, est montée au ciel avec son corps
le dogme n'a aucune base dans les évangiles mais nous en trouvons la trace dans un livre dit apocryphe : la Mort de Marie
Le dogme est partagé avec l'Église Orthodoxe sous le nom de dormition

 

Evangile du Samedi 12 Juin 2010;

Saint Luc 2. 41 - 51
Lc 2:41- Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Lc 2:42- Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
Lc 2:43- Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
Lc 2:44- Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
Lc 2:45- Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
Lc 2:46- Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ;
Lc 2:47- et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
Lc 2:48- A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
Lc 2:49- Et il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
Lc 2:50- Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
Lc 2:51- Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
A douze ans un jeune juif devenait légalement " fils de la loi "
C'est une petite cérémonie qui existe encore aujourd'hui où le jeune garçon répond à des prêtres et lit des textes sacrés en présence de sa famille.

  • La Bar Mitsva (en hébreu , בר מצוה) est une cérémonie de confirmation religieuse par laquelle le jeune garçon juif marque sa majorité, en principe à 13 ans. L’équivalent féminin est la Bat Mitsvah , cérémonie par laquelle la jeune fille juive atteint sa majorité religieuse, en principe à 12 ans. Elle marque la deuxième alliance avec Dieu, après la circoncision.
    Bar Mitzvah est une expression araméenne qui signifie littéralement « fils du commandement ». Bar signifie « fils » et Mitsvah, traduit habituellement par « bonne action », signifie « commandement ». Cela correspond donc à l’acceptation des commandements du garçon envers Dieu.

  • En outre, c' est à ce moment-là que le père est libéré de la responsabilité des péchés de son fils.

  • Jésus est le fils de Dieu, il est le fils adoptif de Joseph, celui qui sur cette terre est chargé de lui faire connaître les hommes

  • Joseph est venu rendre à Dieu son fils
Alors la fête est: on le complimente on le récompense pendant les festivités on lui lance des sucreries et des pétales de fleurs.
E c'est comme chaque année que la Sainte Famille se rend avec de nombreux voisins, parents et amis à Jérusalem pour célébrer au Temple, à Jérusalem, la grande fête de Pâque
C'est un long chemin et comme tous les adolescents Jésus est avec avec ceux de son âge, c'est une grande famille spirituelle
Comme dans un pèlerinage, la multitude s'étiole et les adolescents vont et viennent, car il sont nombreux celles et ceux qui viennent assumer leurs devoirs à Jérusalem
Chaque année ce sont des dizaines de milliers qui viennent des quatre coins du monde et toute cette multitude s'entasse dans Jérusalem aux abords du Temple
La Sainte famille à l'habitude d'effectuer ce pèlerinage, Joseph et Marie suivent la loi de de Moïse et Jésus connaît chaque recoins de cette ville, chaque recoins du temple, ces colonnes de Salomon, ces parvis, ces galeries, ...
Mais maintenant qu'il entre dans sa treizième année, il est homme et responsable devant Dieu et il se joint aux scribes et aux plus grands érudits des connaisseurs de la loi de Moïse
Instruit des choses de ce monde, par Joseph son Père adoptif sur cette terre, éclairé par l'Esprit de Dieu son Père il va à la rencontre des docteurs de la loi pour commenter les saintes écritures
Ainsi il en oublie ses parents sur cette terre, la passion de l'amour, la passion de l'enseignement sont en lui
Marie comme toute les mamans du monde s'inquiète pour son fils
Mais où est-il donc passé ?
Elle médite dans le plus profond de son coeur le message de l'ange Gabriel, elle, mais aussi Joseph
Des parents inquiets ! il font demi tour

Et puis se sont les retrouvailles, pas un mot de reproche mais des mots de l'inquiétude, 
Jésus est au milieu des sages de la loi ceux-ci écoutent ce jeune homme avec admiration tellement il est proche de la loi de Moïse dans toute sa perfection
Une maman est une maman
" Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. "
Comme tout fils Jésus comprend l'angoisse et la peur de ses parents
" Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? "
Enfin vous me connaissez, souvenez vous des paroles de l'Ange, le messager de mon Père
Aujourd'hui est venu le temps où Jésus doit prendre en main son destin dans la maison de son Père
L'instinct maternel de Marie a été perturbé mais par ses paroles Jésus lui rappelle sa divinité
Trois jours ne sont-il pas pas les prémices de la mort et la résurrection, le temps de Jésus dans les enfers pour un renouveau éternel


jeudi 10 juin 2010

La Fête du Sacré-Cœur

La Fête du Sacré-Cœur est une solennité de l'Église catholique. Elle est célébrée le 3ème vendredi après la solennité de la Pentecôte .
Elle est aussi appelée Fête du Cœur de Jésus.
Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes

  • Les dévotions catholiques sont des types de prières et de pratiques qui n'ont pas été élaborées officiellement  par l'Église mais qui sont issues de pratiques spirituelles développées par des particuliers (ou groupe de particuliers). Cependant, nombre d'entre elles sont maintenant officiellement approuvées par l'Église car utiles à la sanctification spirituelle (bien qu'elles ne suffisent pas à elles seules pour le Salut ). Elles composent donc un ensemble d'actes liturgiques .
Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l'Église catholique mais aussi, à moindre échelle, dans l'Église anglicane et dans certaines Églises luthériennes .
Elle met l'accent sur les concepts d'amour et d'adoration voués au Christ.
Cette solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le Pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l'Église catholique en 1856.

  • Carlo della Torre di Rezzonico , Venise, 7 mars 1693–Rome, 2 février 1769 élu pape le 6 juillet 1758 sous le nom de Clément XIII
L'extension de cette dévotion dans l'Église catholique à partir du 17ème siècle provient d'une religieuse visitandine catholique, Marguerite-Marie Alacoque, qui a affirmé l'avoir reçue du Christ lors de différentes apparitions entre 1673 et 1675

  • Marguerite-Marie Alacoque, religieuse bourguignonne, née le 22 juillet 1647 à Verosvres et morte le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial de l’Ordre de la Visitation initiatrice avec Jean Eudes du culte du Sacré-Cœur . Elle a été canonisée en 1920 .L’ordre de la Visitation est l’ordre religieux des visitandines. Celui-ci fut fondé en 1610 par saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal à Annecy .
La tradition catholique a toujours associé le Sacré-Cœur avec les Actes de Réparation dédiés au Christ.
Dans son encyclique Miserentissimus Redemptor title, Pie XI a indiqué : « l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus ».
La Dévotion au Sacré-Cœur est parfois pratiquée au sein des Églises orthodoxes, où elle reste un point de controverse, car perçue comme étant un exemple de latinisation liturgique.
Le Sacré-Cœur est souvent représenté, dans l'art chrétien, sous la forme d'un cœur enflammé brillant d'une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus , entouré d'une couronne d'épines et surmonté d'une petite croix.
Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, avec ses mains transpercées dirigées vers lui, comme s'il allait l'offrir à la personne qui se tient devant lui.
Les blessures et la couronne d'épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus-Christ , alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l'amour.

Evangile du Vendredi 11 juin 2010; La parabole du bon berger

Saint Luc 15. 3 - 7
Lc 15:3- Il leur dit alors cette parabole :
Lc 15:4- " Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis et vient à en perdre une, n'abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s'en aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Lc 15:5- Et, quand il l'a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
Lc 15:6- et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! "
Lc 15:7- C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n'ont pas besoin de repentir.
Dans ce passage Jésus nous comte la parole du bon berger, celui qui connaît toutes ses brebis, celui qui aime toutes ces brebis pourtant chacune d'elle a un aspect et un comportement diffèrent.
C'est ainsi que lorsqu'une d'entre elle n'est plus parmi le troupeau, le bon berger ne voit plus son troupeau de la même façon
Telle une fleuriste constatant qu'un bouquet de fleurs est amputé d'une fleur.
Le bon berger est attristé sa maison est incomplète et s'il veut s'adresser à toutes ses brebis, il ne peut pas
Avez déjà observé un berger de montagne conduisant son troupeau !
A chaque instant il scrute son troupeau, rappelle la brebis qui commence à s'égarer, elle est précieuse, peut être est t-elle fatiguée, malade ou bien encore repousser par les autres.
Il en est de même pour le monde qui nous entoure, des femmes et des hommes ne ce sentent plus acceptés par leur entourage alors ils le quittent pour s'égarer dans une autre vie, pour fuir ceux qui les rejettent.
En les laissant ses femmes et ses hommes partir vers un inconnu les plus hasardeux, nous faisons le contraire des enseignement de Jésus car nous les privons de notre amour au moment où nous devrions redoubler de sensibilité affectueuse et bienveillance sans les envahir.
Rien n'est plus désagréable pour ces hommes et ces femmes de nous poser en inquisiteur en senseur d'une certaine moralité.
Cultivons ensemble l'amour fraternel afin que fleurisse une nouvelle raison de vivre pour les oubliés de la vie
Il nous appartient d'être le bon berger de notre prochain et de tout notre entourage
Il n'y aurait qu'une seule  âme en danger que Jésus irait à sa recherche, il le ferait dans la longanimité, avec altruisme et amour.
Regardons autour de nous celles et ceux qui sont les brebis égarées, celle et ceux qui s'éloigne de la vérité de de Dieu
Plus notre prochain s'éloigne de Dieu plus il perd ses défenses et son éloignement devient de plus en plus une pente qui fait le glisser vers un autre monde, le monde sans retour aux valeurs de l'évangile
Nous avons tous un grand chemin à parcourir pour rattraper celles et ceux qui sont sur cette pente glissante car du haut de leur cime de l'orgueil ils risquent de tomber dans l'abîme du reniement
Dans l'évangile de Jean, Jésus se présente comme le bon berger ; il a donné sa vie pour sauver l'humanité.
Jean 10:11- Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.Le bon pasteur travaille inlassablement, écoutons le et suivons dans la bergerie de Dieu.