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dimanche 17 octobre 2010

Les esséniens

Les Esséniens étaient les membres d'une communauté , fondée vers le IIe siècle av. J.-C. . Les principaux groupements s'établirent d'après les archéologues sur les rives de la mer Morte .
Le terme essénien n’est mentionné ni dans la littérature talmudique ni dans le Nouveau Testament .
Les éléments connus sur ce groupe viennent de Philon d'Alexandrie (-30, +45), de Pline l’Ancien (+23, +79) et de Flavius Josèphe (+38, +95).
  • Philon d’Alexandrie (vers 12 a.C. - vers 54 d.C.) est un philosophe juif hellénisé né à Alexandrie .
  • Pline l'Ancien (en latin Gaius Plinius Secundus) fut un écrivainet un naturaliste romain , auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle
Josèphe Flavius fait une présentation vertueuse des esséniens 
Le professeur Eleazar Sukenik a été le premier à proposer d'identifier les habitants du site de Sokoka-Qumran avec les esséniens mentionnés dans la littérature ancienne.
Plusieurs points de convergence entre la description des esséniens et la doctrine décrite dans les manuscrits semblent effectivement permettre d'identifier les sectaires de Sokoka-Qumran aux esséniens.
  • Eleazar Lipa Sukenik ou Eleazar Sukenik (né le 12 août à Bialystok , au nord-est de la Pologne près des frontières biélorusse et lituanienne - mort le 28 février 1953 à Jérusalem ) était un archéologue israélien , et fut professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem
    Qumrân est un site archéologique en surplomb de la rive ouest de la mer Morte en Cisjordanie sur la terre historique du royaume de Judée . Il est constitué de vestiges de bâtiments occupés approximativement entre -100 et +70, de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïquesactuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes.

Les esséniens formaient une communauté très solidaire tous les biens étaient mis en commun et  la répartition de ceux-ci dans la collectivité se faisait selon les besoins de chaque membre.
Le shabbat était observé strictement, comme la pureté rituelle (bains à l'eau froide et port de vêtements blancs).
Il était interdit de jurer, de prêter serment, de procéder à des sacrifices d'animaux, de fabriquer des armes , de faire des affaires ou de tenir un commerce.
Les membres, après un noviciat de trois ans, renonçaient aux plaisirs terrestres pour entrer dans une sorte de vie monacale.
Leur pratique culinaire était particulière en ce qu'elle ne devait pas subir de transformation, par la cuisson . Leur nourriture se composait essentiellement de pain essénien (non cuit), de racines sauvages, et de fruits . La consommation de viande était interdite.

Ils vivaient selon des règles strictes :
Fausse déclaration de biens : un an d'exclusion ;
Mensonge, ou scène de colère contre un autre membre de la communauté : 6 mois ;
Crachat ou rire pendant une réunion ou une séance de prière : 1 mois ;
Gesticulation pendant une réunion : 10 jours ;
Port de lainages prohibé.
Le mouvement semble avoir disparu vers 70 .
La littérature intertestamentaire (livre d'Hénoch , livre des Jubilés et manuscrits de Qumrân ) fait par ailleurs allusion à un calendrier juif particulier, solaire, que l'on a appelé le calendrier essénien

samedi 16 octobre 2010

Les Zélotes

Les Zélotes (ou zélés, Qiniim en hébreu , de qina, jaloux, exclusif, sur la racine QYN, Caïn ), sont les groupes qui combattent le pouvoir romain les armes à la main pendant la Première Guerre judéo-romaine .
  • Le terme de guerres judéo-romaines est utilisée pour désigner les révoltes des juifs de la province romaine de Judée contre l'empire romain. Certaines sources utilisent ce terme uniquement pour la première guerre judéo-romaine (66) et la révolte de Bar Kokhba (132 -135 ). D'autres sources y incluent la guerre de Kitos (115 -117).
  • La révolte de Bar Kokhba (132-135 ), ou la seconde guerre judéo-romaine, est la seconde insurrection des juifs de la province de Judée contre l'Empire romain, et la dernière des guerres judéo-romaines.
  • La guerre de Kitos (115 -117) (en hébreu : מרד הגלויות‎: mered ha'galuyot ou mered ha'tfutzot (מרד התפוצות), traduction : rébellion de l'exil) est le nom donné à la deuxième guerre judéo-romaine .
Leurs détracteurs de l'époque les appellent aussi les Galiléens. 
Au départ ils sont révoltés contre le recensement de Quirinius , qui permet l'impôt « par tête », ils se radicalisent et finissent par s'attaquer aussi bien à leurs compatriotes jugés timorés ou soupçonnés de collaborer avec les Romains, qu'aux païens qui - pensent-ils - souillent la Terre promise par leur seule présence. 
Les Zélotes constituaient un des courants du Judaïsme du premier siècle.
Le mouvement zélote trouve une origine biblique en la figure de Pinhas (ou Phineas) fils d'Eléazar, fils d'Aaron le prêtre (Paracha Pin'has du livre Les Nombres du Pentateuque).
  • Pin'has
  • Elle correspond à Nombres 25:10-30:1. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en fin juin ou en juillet.
Ce personnage biblique s'est illustré par l'assassinat d'un Prince de tribu d'Israël qui se serait fourvoyé dans la luxure aux yeux de tous. L'exécution commise par Pinhas, au lieu d'être réprimandée, est hautement valorisée en tant qu'elle scelle une alliance de paix entre le peuple et l'Eternel. Pinhas est considéré comme le premier zélote car la Bible dit qu'il s'est montré "jaloux" pour la gloire divine. En outrepassant la loi, Tu ne tueras point, il réaffirme le caractère sacré de la loi mosaïque et, de fait, réinstalle le principe religieux comme moteur de l'action humaine. L'épisode de Pinhas constituera la principale légitimation théologique de l'activisme zélote.Flavius Josèphe affirme que le leader nationaliste Judas de Gamala fut à l'origine d'une « quatrième secte » (après les Sadducéens , les Pharisiens et les Esséniens), ou Pinhas (פנחס — nom de l'un des principaux antagonistes de la parasha, Pinhas ben Eléazar , le sixième mot, et premier distinctif de la parasha ) est la 41ème section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la huitième du Livre des Nombres .
  • Judas le Galiléen, ou Judas de Galilée, ou encore Judas de Gamala (d’après Flavius Josèphe il était en réalité originaire de Gamala en Gaulanitide ), fut le chef de la violente résistance au recensement fiscal ordonné par Quirinius en Judée vers l'an . La révolte fut écrasée par les Romains.

Les sadducéens

Les sadducéens, sont l'un des quatre grands courants du judaïsme antique
Nous désignons généralement par sadducéens les membres d'un des quatre grandes courants du judaïsme antique de l'ancienne Judée (avec les pharisiens, les esséniens et les zélotes et par ailleurs aussi les hérodiens), entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ie siècle.
Elle fait également référence aux membres du clergé à l'époque du Premier Temple de Jérusalem (dont le Grand Prêtre était Sadoq Grand Prêtre du Temple de Salomon.
Lors de la rébellion d'Absalom, Sadoq fut choisi par David pour officier avec Abiathar au sacrifice rituel devant l'Arche d'Alliance encore sous la tente.
2S 20:25- Shiya était secrétaire; Sadoq et Ébyatar étaient prêtres.
L'histoire des sadducéens est difficile à tracer car les sources sont rares et partiales ou peu fiables historiquement.
Mêlés aux propos légendaires comme à l'histoire, ils disparaissent pour réapparaître au cours des siècles.
Il n'y a que deux passages du Tanakh (la bible hébraïque) qui désignent par saducéens les membres de la classe sacerdotale liés au Grand Prêtre Sadoq, composant de fait une forme de parti.
  • Le Tanakh (en hébreu תנ״ך), est l'acronyme hébreu désignant la Bible hébraïque, formée de trois parties :
  • La Torah (la Loi ou Pentateuque ) ;
  • Les Nevi'im (les Prophètes) ;
  • Les Ketouvim (les Autres Écrits ou Hagiographes).
C'est dans le livre Ézéchiel que la référence émet un lien direct entre les partisans du Grand Prêtre et le clergé. Référence répétée où le prophète encense les sadducéens comme les garants de l'orthodoxie lors de l'Exil à Babylone
(יְחֶזְקֵאל ) (arabe ذو الكفل Dhū'l-Kifl) est un prophète du Tanakh et de l'Ancien Testament (env. VIe siècle av. J.-C.). On lui attribue le livre éponyme, le troisième dans l'ordre canonique des « Grands Prophètes » (Isaïe , Jérémie , Ézéchiel, Daniel ),

Ez 40:46- Et la chambre qui fait face au nord est destinée aux prêtres qui assurent le service de l'autel. Ce sont les fils de Sadoq, ceux, parmi les fils de Lévi, qui s'approchent de Yahvé pour le servir.
Ez 43:19- Tu donneras aux prêtres lévites - ceux de la race de Sadoq qui s'approchent de moi pour me servir, oracle du Seigneur Yahvé - un jeune taureau, en sacrifice pour le péché.
Ez 44:15- Quant aux prêtres lévites, fils de Sadoq, qui ont assuré le service de mon sanctuaire quand les Israélites s'égaraient loin de moi, ce sont eux qui s'approcheront de moi pour me servir, ils se tiendront devant moi pour m'offrir la graisse et le sang, oracle du Seigneur Yahvé
Ez 48:11- Cela sera pour les prêtres consacrés, pour ceux des fils de Sadoq qui ont assuré mon service, qui ne se sont pas égarés dans l'égarement des Israélites, comme se sont égarés les lévites
En dehors des textes bibliques la première source explicite qui atteste d'un mouvement saducéen est la mention de leur existence sous le règne de Jean Hyrcan I
  • Jean Hyrcan Ier (règne de -134 à sa mort en -104 av. J.-C.), dit Hyrcanus, est le deuxième fils de Simon Macchabée et grand-prêtre de Jérusalem au IIe siècle av. J.-C. . Il est le neveu de Juda Macchabée .
De rares sources parlent des saducéens. Essentiellement issues du christianisme, elles n'émettent que des jugements de valeurs théologiques sans grandes précisions.
Les Actes des Apôtres, ainsi que l'Évangile selon Matthieu, en font mention.
  • Ac 4:1- Ils parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant du Temple et les Sadducéens,
  • Ac 4:2- contrariés de les voir enseigner le peuple et annoncer en la personne de Jésus la résurrection des morts.
  • Ac 4:3- Ils mirent la main sur eux et les emprisonnèrent jusqu'au lendemain, car déjà le soir tombait.
  • Mt 3:7- Comme il voyait beaucoup de Pharisiens et de Sadducéens venir au baptême, il leur dit : " Engeance de vipères, qui vous a suggéré d'échapper à la Colère prochaine ?
Dans leurs croyances les sadducéens rejettent l'interprétation de la Torah faite par les pharisiens et plus exactement le Talmud qui s'en suivra.
L'historien Flavius Josèphe résume ainsi cette opposition :
  • «Les pharisiens ont transmis au peuple certaines règles qu'ils tenaient de leurs pères, qui ne sont pas écrites dans les lois de Moïse, et qui pour cette raison ont été rejetées par les saducéens qui considèrent que seules devraient êtres tenues pour valables les règles qui y sont écrites et que celles qui sont reçues par la tradition des pères n'ont pas à être observées.» (Antiquités juives, 13-297)
Leur spiritualité se résume ainsi : «tout en ayant leur propre exégèse orale, les saducéens rejetaient certaines traditions extra bibliques et en particuliers celles des autres mouvements.»

Cette spiritualité amenèrent les saducéens à ne pas croire à certains dogmes du judaïsme des pharisiens tels :
la résurrection des morts, la vie après la mort l'existence des anges
En outre, les pratiques religieuse différaient quelque peu de celles des pharisiens.
Par exemple : la fête de Shavouot était célébrée après sabbat la réjouissance du puisage de l'eau pendant la fête de Souccot était prohibée
  • Chavouot ou Shavouot (en hébreu , semaines) est une fête religieuse juive célébrée le 6 (et le 7 pour les Juifs vivant en dehors de la Terre d'Israël ) du mois juif de Sivan (Avril/Mai).
  • D'après le récit biblique , Chavouot commémore le souvenir du don de la Torah et des Dix Commandements aux Israélites arrivés au Mont Sinaï , sept semaines après avoir quitté l'esclavage en Égypte .
  • Hag haSoukkot (Hébreu, "fête des Cabanes" ou des Tabernacles), plus simplement Soukkot ou Souccot, est l’un des Trois festivals du judaïsme.
  • Durant cette fête, la Torah prescrit aux Juifs de résider, prendre leurs repas, voire dormir dans une soukka, qu’ils auront construite eux-mêmes, et ce dès la fin de Yom Kippour .
Toute la famille commencera dans un esprit de réjouissance la construction de la soukka, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.
La Soukka doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toit en est l'élément le plus important.
À défaut, une caravane sera utilisée.
Il est de coutume de la décorer en y accrochant des fruits, par exemple, et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d’habitation.

jeudi 14 octobre 2010

Les Pharisiens

Dès les premiers chapitres de l'évangile de Marc, nous remarquons une vive opposition entre Jésus et les Pharisiens.

Dans l'évangile de Matthieu, Jésus n'est pas tendre à leur égard.
Que peut-on reprocher aux Pharisiens et d'où vient ce groupe religieux ?

C'est un groupe politico-religieux, les Pharisianisme voit son apparition peu après la révolte des Maccabées qui débuta en 165 av. J.-C.
Plus tard, lorsque Jean Hyrcan, un des fils de Simon Maccabée, prend le pouvoir (de 134 à 104 av. J.-C.), les Pharisiens réagissent sévèrement contre ses politiques modernisantes.
En raison de leur opposition, Jean Hyrcan les exclut du plus haut tribunal et conseil juif: le Sanhédrin.
  • Jean Hyrcan I est le deuxiemene fils de Simon Maccabée et grand prêtre du temple de Jésusalem  
  • Le Sanhédrin est l'assemblée législative traditionnelle du peuple juif ainsi que son tribunal suprême qui siège normalement à Jérusalem . Son nom n'est pas d'origine hébraïque mais dérive du grec « sunedrion » qui signifie assemblée siégeante. Composé de soixante et onze sages experts en Loi Juive , il doit comporter vingt-trois membres pour décider en matière judiciaire: il est alors nommé petit sanhédrin et siège dans les principales villes.
Les Pharisiens deviennent alors une secte juive; d'où leur nom, peroushim, mot hébreu qui se traduit « les séparés ».
L'Ancien Testament ne fait pas mention de ce groupe de personnes. Toutefois, Flavius Josèphe, historien juif, les mentionne pour la première fois vers 150 avant J.-C.
Le mot pharisien vient du terme hébreu péroushim (פרושים) qui signifie séparés. Le respect sourcilleux de la Loi Juive forçait en effet les Juifs pieux à se séparer de la majorité assimilée au monde gréco-latin pour des raisons rituelles.
Comme décrit par Moïse Maïmonide dans son commentaire de la mishna
  • Moïse Maïmonide
  • Médecin, philosophe juif , commentateur de la Mishna , jurisconsulte en matière de Loi juive et dirigeant de la communauté juive d'Égypte , il excelle dans tous ces domaines, et influence également le monde non-juif, notamment Thomas d'Aquin, qui le surnomme « l'Aigle de la Synagogue. »
  • La Mishnah (en hébreu משנה, "répétition") est la première et la plus importante des sources rabbiniques obtenues par compilation écrite des lois orales juives , projet défendu par les pharisiens , et considéré comme le premier ouvrage de littérature rabbinique Haguiga 2:7 : « Ceux qui se gardent de l’impureté en toute circonstance, y compris lorsqu’ils réalisent des activités ordinaires – ne nécessitant pas d’être nécessairement en état de pureté ou de sainteté
Les Pharisiens se définissent avant tout comme un mouvement de stricte observance religieuse. Ils passent en effet, selon la formule de Flavius Josèphe « pour l’emporter sur les autres Juifs par la piété et, par une interprétation plus exacte de la Loi ».
C'est ainsi qu'il se lancent dans la surenchère par rapport à la pratique commune.
Leur objet c’est, selon la formule d’un de leurs docteurs, « de faire une haie à la Torah ».
C’est précisément parce que la haie dressée par eux autour de la Torah les mettait à l’abri d’un syncrétisme véritable que les Pharisiens ont pu se montrer accueillants à des influences du dehors.

Leur capacité à faire évoluer le dogme juif tient au rôle qu'ils accordent à la Loi orale.
Ils vont au-delà du texte écrit et au nom de la tradition orale, révélée à Moïse en même temps que la Loi écrite, ils le précisent et l’enrichissent. 
Leur soumission à la Loi orale les place en opposants aux sadducéens qui ne reconnaissent pas son autorité.
Elle impliquera le développement de la synagogue comme lieu où l'on interprète la loi. Le pharisaïsme est ainsi à l'origine du rabbinisme et de la mise par écrit de la Loi orale dans le Talmud
La Loi orale devient donc un objet d'étude plus important encore que le Pentateuque, puisque celle-ci condense et réunit tous les écrits du Tanakh au moyen d'études de la Guémara sur ces versets.
  • La Gémara (mot signifiant « achèvement, perfection » en hébreu , ou « complément » en araméen , langue dans laquelle est rédigé cet ouvrage) est un commentaire de la Michna qui la relie plus clairement au Tanakh .
À l'inverse des zélotes , les pharisiens s'impliquent peu dans la politique. Ils sont disposés à accepter une occupation étrangère pour autant que la liberté de culte leur soit garantie mais ils sont intraitables sur ce point et rejoindront la lutte armée chaque fois que cette liberté sera entravée.

samedi 9 octobre 2010

Les Samaritains les descendants d'Éphraïm et Manassé

La Bible (Torah ou Pentateuque) Samaritaine est la version du Pentateuque en usage chez les Samaritains , communauté se réclamant d'une ascendance israélite parente du judaïsme .
  • Le terme Pentateuque désigne cinq premiers livres de la Bible , aussi appelés "Les 5 Livres de Moïse ", bien qu'ils aient probablement été rédigés ou compilés par Esdras
  • Esdras (en hébreu : עזרא - Ezra) est un prêtre et scribe juif qui a mené environ 5000 exilés Judéens de Babylone à Jérusalem en 459 av. J.-C.
  • Elle est relativement proche des versions chrétiennes et juives du pentateuque, mais intègre une différence importante : l'obligation de considérer le mont Garizim comme le principal lieu saint, en lieu et place de Jérusalem.


    La Samarie
  • Le mont Garizim (en hébreu samaritain : Ar-garízim, en arabe : جبل جرزيم Jabal Jarizīm, en hébreu : הַר גְּרִיזִּים Har Gərizzim) est une montagne de Cisjordanie près de Naplouse , dans la région historique de la Samarie .
D'après leur livre des Chroniques (Sefer ha-Yamim), les Samaritains se considèrent comme les descendants des tribus d'Ephraïm et de Manassé (deux tribus issues de la Tribu de Joseph ) vivant dans le royaume de Samarie avant sa destruction en -722.



Éphraïm et Manassé étaient les fils de d'Asnath et Joseph fils de Jacob .
  • Asnath (en hébreu : אָסְנַת, de l'égyptien ancien "don du dieu-soleil") est une femme mentionnée dans le livre de la Genèse en tant que fille de Potiphera, prêtre d'Héliopolis, l'officier de Pharaon qui acheta Joseph comme serviteur puis comme intendant de sa maison
La famille Sacerdotale affirme descendre de la tribu de Lévi . Ils ajoutent que « ce sont les Juifs qui se sont séparés d'eux au moment du transfert de l'Arche au XIe siècle » avant l'ère commune.
Selon la deuxième de leurs sept chronique, « c'est Élie qui causa le schisme en établissant à Silo un sanctuaire dans le but de remplacer le sanctuaire du mont Garizim ».
Ce lieu devient le lieu de culte principal et de gouvernement, l'endroit où les fils d'Israël se retrouvent pour les fêtes annuelles à l'époque des Juges (Juges 21.19).
Jg 21:19-" Mais il y a, dirent-ils, la fête de Yahvé qui se célèbre chaque année à Silo. " La ville se trouve au nord de Béthel, à l'orient de la route qui monte de Béthel à Sichem et au sud de Lebona.
L'Arche de l'Alliance y est placée un temps (1Sal 4.3, 14.3), elle y resterait 369 ans selon des sources talmudiques (Zevachim 118B ).

  • 1S 4:3-L'armée revint au camp et les anciens d'Israël dirent : " Pourquoi Yahvé nous a-t-il fait battre aujourd'hui par les Philistins ? Allons chercher à Silo l'arche de notre Dieu, qu'elle vienne au milieu de nous et qu'elle nous sauve de l'emprise de nos ennemis. "
  • 1S 14:3-Ahiyya, fils d'Ahitub, frère d'Ikabod, fils de Pinhas, fils d'Éli, le prêtre de Yahvé à Silo, portait l'éphod. La troupe ne remarqua pas que Jonathan était parti.
  • Le tabernacle quitte Silo quand Eli meurt. A au moins un moment durant son séjour, le tabernacle est remplacé par ou placé dans une structure, précurseur du temple (1 Samuel 3:15).

    1S 3:15-Samuel reposa jusqu'au matin, puis il ouvrit les portes du temple de Yahvé. Samuel craignait de raconter la vision à Éli,
    • Silo ou Siloh (en hébreu : šīloh, שילה) est un des plus importants lieux de culte d'Israël pendant la période des Juges
    Sennachérib
    A leur retour d'exil, les Judéens (habitants du royaume de judée, terme qui donnera « Juif »), ont par contre considérés les Samaritains comme d'ascendance non-israélite (il s'agirait de prisonniers implantés par Sennachérib , en provenance d'une autre part de l'empire assyrien) et polythéistes (YHWH ne serait qu'une de leurs divinités, avec Astarté, Baal, etc.). Ils leur ont donc refusé le droit de participer à la reconstruction du second Temple et au culte à Jérusalem .
    Les Samaritains avaient par ailleurs érigé une barrière sociale les séparant des Judéens, ce qui leur valut peut-être ce refus.
    • Sennacherib ou Sanchérib dans l’ancien Testament 2 Rois 18:13) fut roi d’Assyrie de -704 à -681 .
    2R 18:13-En la quatorzième année du roi Ezéchias, Sennachérib, roi d'Assyrie, monta contre toutes les villes fortes de Juda et s'en empara.
    Il était le fils de Sargon II , que celui-ci avait associé au pouvoir de son vivant. Son nom, Sîn-ahhê-erība, qui signifie "Sîn a donné des frères (en remplacement)", révèle que ce roi n'était sans doute qu'un fils cadet arrivé sur le trône après la mort de ses aînés


    Mont Garizim
    Les Samaritains considèrent que Dieu a donné aux israélites le mont Garizim comme principal lieu saint, mais que celui-ci a été déplacé vers Silo puis vers Jérusalem pour des raisons politiques, Jérusalem étant la capitale des rois du royaume de Juda .

    Les Samaritains considèrent que Dieu a donné aux israélites le mont Garizim comme principal lieu saint, mais que celui-ci a été déplacé vers Silo puis vers Jérusalem pour des raisons politiques, Jérusalem étant la capitale des rois du royaume de Juda .
    Le Pentateuque fut donc préservé parmi les Samaritains, qui le lisaient originellement comme un seul livre.
    Le système de culte institué par les Samaritains semble avoir été assez similaire à celui du Temple de Jérusalem. Ce culte était centré sur la Torah
    La division en cinq livres, chez les Samaritains comme chez les Juifs, se fit ultérieurement pour des raisons de commodité.
    C'est la seule partie de la Bible hébraïque que les Samaritains considèrent comme d'autorité divine, à l'exception peut-être du Livre de Josué .
    Tous les autres livres de la Bible juive sont refusés.

    La Mishna
    Les Samaritains refusent aussi la tradition orale juive (telle qu'exprimée) dans la Mishna , puis la Gémara et le Talmud ).
    • La Mishnah (en hébreu משנה, "répétition") est la première et la plus importante des sources rabbiniques obtenues par compilation écrite des lois orales juives, projet défendu par les pharisiens , et considéré comme le premier ouvrage de littérature rabbinique .

    Il a été noté que la Septante , une traduction en grec de la Bible , faite par des érudits juifs du IIIe siècle av. J.-C. et encore utilisée par l'église catholique , était souvent plus proche de la version samaritaine que du texte massorétique juif actuel, du moins pour les parties ne concernant pas Jérusalem .
    De même, les textes juifs des manuscrits de la mer Morte retrouvés à Qumrân et écrits entre le IIIe siècle av. J.-C. et Ier siècle divergent parfois (dans les textes en hébreu) du texte massorétique, ou reprend (dans les quelques textes en grec) le texte de la Septante .

    Plus intéressant, certaines traductions grecque de la Septante correspondent étroitement à des textes hébreux des manuscrits de la mer Morte .

    Liste canonique des traités de la Mishnah
    Zéra'im (semences);  
  • Mo'èd (rendez-vous / fête);  Nachim (femmes); Nézikin (dommages); Kodachim (objets sacrés); Taharot (puretés)
  •  

    Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont une série de parchemins et de fragments de papyrus juifs rédigés aux environs du Ier siècle av. J.-C. et retrouvés en 1947 et pendant les années qui suivirent dans des grottes se trouvant à proximité du site de Qumrân , alors en Transjordanie . La découverte officielle de ces 900 manuscrits a été faite entre 1947 et 1956 dans onze grottes. Les manuscrits bibliques hébreux de la mer Morte sont antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens textes connus jusqu’alors et présentent un intérêt considérable pour la science biblique.