jeudi 23 septembre 2010

Evangile du Jeudi 23 seprembre 2010; La recherche de Dieu est pour chacun de nous une oeuvre permanente

Saint Luc 9. 7 - 9
Lc 9:7-
Hérode, le tétrarque, apprit tout ce qui se passait, et il était fort perplexe, car certains disaient : " C'est Jean qui est ressuscité d'entre les morts " ;
Lc 9:8-certains : " C'est Élie qui est reparu " ; d'autres : " C'est un des anciens prophètes qui est ressuscité ".
Lc 9:9-Mais Hérode dit : " Jean ! moi je l'ai fait décapiter. Quel est-il donc, celui dont j'entends dire de telles choses ? " Et il cherchait à le voir.

Herode (le tétrarque) Zachée, Nicodème, l'hésitation des hommes face à Jésus le Messie

  • Dans l'Empire romain, un tétrarque (du grec tetra quatre, et archon chef) était au sens propre le dirigeant d'une des quatre parties d'un royaume (dans le cas de la Palestine ) ou de l'Empire . Ce terme sera employé plus tard sans qu'il y ait réellement une division rigoureuse d'un territoire en quatre parties.

Les deux premiers Hérode et Zachée n'était pas des exemples face à la loi de Moise, le troisième Nicodéme enseignait lui: la Loi de Moïse et en commun ce petit mode représente un peu l'opposition à Jésus
Hérode est croyant, il croit à la résurrection et voit en Jésus Jean Baptiste venu le hanter.
Zachée, un publicain s'enrichit en servant l'ennemi romain, en rencontrant Jésus il devient un homme honnête
Nicodème croit en Jésus, mais compte tenu sa position sociale, il vient voir Jésus la nuit; il ne veut pas être déplaisant envers sa classe sociale
Hérode le coeur hésitant de l'homme qui domine les hommes et qui a beaucoup de mal à se dominer lui même, sa position de tétrarque l'emporte au dernier moment sur sa foi qu'il connaît mal.
La recherche de Dieu est pour chacun de nous, une oeuvre permanente, mais il ne suffit pas de trouver Dieu, il faut aussi s'instruire de son amour afin de le garder en Nous
La foi est une plante que nous cultivons en nous même, encore faut-il la nourrir et l'arroser de la grâce de Dieu en nous tournant vers lui. 


mercredi 22 septembre 2010

Evangile du Mercredi 22 Septembre 2010

Saint Luc 9. 1-6.
Lc 9:1-Ayant convoqué les Douze, il leur donna puissance et pouvoir sur tous les démons, et sur les maladies pour les guérir.
Lc 9:2-Et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons.
Lc 9:3-Il leur dit : " Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent ; n'ayez pas non plus chacun deux tuniques.
Lc 9:4-En quelque maison que vous entriez, demeurez-y, et partez de là.
Lc 9:5-Quant à ceux qui ne vous accueilleront pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. "
Lc 9:6-Étant partis, ils passaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
Né sur cette terre, en fils de charpentier, né dans l'humilité, né dans la pauvreté
Lc 2:24-et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.
Lv 12:8-Si elle est incapable de trouver la somme nécessaire pour une tête de petit bétail, elle prendra deux tourterelles ou deux pigeons, l'un pour l'holocauste et l'autre en sacrifice pour le péché. Le prêtre fera sur elle le rite d'expiation et elle sera purifiée.
Jésus annonce le royaume de la plus grande richesses pour les hommes:  celui de la vie éternelle.
La recherche permanente du bonheur des hommes lui donne la joie de l'amour du service.
Loin des affres de ce matériels, Jésus enseigne le monde de la liberté, celui débarrassé de la richesse du monde, de l'esprit possessif de hommes.
 Son annonce permanente de la richesse du royaume de Dieu nous appelle et nous interpelle car cette vie promise est l'annonce de la plénitude de la vrai richesse, celle du coeur
 Jésus invite ses apôtres à vivre une vie au delà des passions matérialistes des hommes, il demande à ses apôtres de vivre au dessus de leurs passions personnelles
 Jésus demande à ses apôtres de s'enrichir du royaume de Dieu dans la pauvreté des hommes
Ph 2:5-Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :
Ph 2:6-Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu.
Ph 2:7-Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme,
Ph 2:8-il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix !
Ph 2:9-Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
 Il nous appartient de choisir la richesse de ce monde ou la richesse de l'éternité.

lundi 20 septembre 2010

Evangile du Mardi 21 Septembre 1010; C'était un publicain

Saint Matthieu 9. 9 - 13
Mt 9:9- Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit.
Mt 9:10- Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples.
Mt 9:11- Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? "
Mt 9:12- Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
Mt 9:13- Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. "

Pendant la période romaine, les publicains (du latin publicanus) bénéficiaient de contrats publics, en regard desquels ils fournissaient l’armée romaine, géraient la collecte des taxes portuaires et supervisaient les projets de constructions publiques. Des preuves de l’existence des publicains se trouvent à partir du IIIe siècle av. J.-C, bien qu’il soit généralement convenu qu’ils existaient même bien plus tôt dans l’histoire romaine.
Ils exerçaient également comme collecteurs d’impôts pour la République Romaine (et plus tard pour l’Empire ), offrant leurs services au Sénat à Rome pour obtenir les contrats de collection des divers types de taxes.
Se sont des hommes tèes riches car ils doivent faire l'avance des sommes à collecter et recouvrer leur fond et leur commission qui, selon les auteurs antiques, pouvaient être substantiels.

Capharnaüm ou Capernaüm ou Kefar Nahum était une ville de l'ancienne province de Galilée , sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade (ou lac de Génézareth) au nord de l'État d'Israël . Son nom vient de l'hébreu כפר נחום Kfar (village) et Nahum (compassion, consolation).

Jésus choisit Matthieu, l’impur, le collecteur d’impôt, celui qui travaille pour l’occupant, celui qui s’enrichit grâce à l’ennemi.
Jésus choisit Matthieu un homme riche " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit"
En un instant la vie de Matthieu, n'est plus celle d'un publicain mais celle d'un Enfant de Dieu, un disciple de Jésus.
La vie de Matthieu vient de se fermer pour s'ouvrir, non plus chez les hommes, mais dans la foi du Sauveur Jésus pour allez à la rencontre des pécheurs
Jésus va vers ceux qui on soif d’être ce qu’ils sont dans le plus profond de leur cœur.

Partager avec la multitude des rejetés du monde, là, est le grand enseignement de Jésus, partager non seulement un morceau de pain ou un café mais partager l’amitié, le regard sans équivoque, l’amour au temps présent
Ö quelle joie et fierté peuvent ressentir les publicains, ces pécheurs d’être assis à la même table que celui qui est au dessus de tous.
Ö quel rancœur peuvent avoir Scribes et Pharisiens de voir attablé ensemble celui qui enseigne la vérité de l’amour et les pécheurs, les impurs, ennemis d’Israël selon leur propre entendement.

Le monde se renverse, les pécheurs reconnaissent en Jésus l’homme qu’il faut écouter, les Scribes cultivent le rejet de l’amour.


Jésus nous enseigne de nous tourner vers la plus grande paroisse du monde, les exclus, les rejetés, ceux qui ont soif d'être attablé au festin de l'amitié de la compréhension et du véritable amour:
Joie, paix et amour sans distinction, nous devons apporter ce que Jésus nous a donné, non pas en héritage à partager mais en simple don pour la plénitude de toute l'humanité
Réveillons-nous pour aller à la rencontre de la plus grande paroisse du monde : celle des exclus du monde.

dimanche 19 septembre 2010

Evangile du Lundi 20 Septembre 2008; Construire ensemble, assembler ensemble le silence et la parole ...

Saint Luc 8. 16-18

Lc 8:16- " Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d'un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
Lc 8:17- Car rien n'est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Lc 8:18- Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il croit avoir lui sera enlevé. "

Une lumière s'allume dans le coeur des hommes et ceux-ci s'interrogent, le songe est apparru en écoutant dans le silence de la parole de Dieu.
Être à l'écoute, savoir écouter pour mieux comprendre.

Jésus parle en parabole et celles-ci nous enseignement la vérité qui est lumière des cieux.
Le parole de Dieu, ses sont ses oeuvres, jamais il n'en parle mais celles-ci s'accomplissent dans le silence de l'éternité.
Mais pour écouter, entendre; il est nécessaire d'être en relation avec Dieu dans une relation intime qui nous permet d'entrer dans sa grâce.
Restons tout d'abord en relation avec nous même, puis étendons progressivement le cercle pour être en relation avec nos proches dans l'intimité de la prière, ensuite regardons le monde qui nous entoure et regardons le dans sa réalité, puis assemblons le tout pour chercher à comprendre le monde
Le silence de Dieu vous parle, il vous dit d'agir et vous agissez, l'amour de Dieu vous guide et vous vous laisser guider.La parole appelle la parole et les instants de silence conduisent à la méditation, à la compréhension.Construit ensemble, assembler ensemble le silence et la parole sont le plus grand moyens d'expression des hommes.

Si les deux: paroles et silence s'opposent c'est qu'ils sont complémentaires l'un n'existe pas sans l'autre.C'est dans les silence de la nature que nous communiquions le mieux avec Dieu et c'est dans ce même lieu que nous entendons sa parole divine

Le silence est la parole la plus élocante, elle pénétre le coeur des hommes non pas pour les mettre dans la solitude mais de la joie des cieux.
Parler et l'on vous écoutra peut être, gardez le silence et vous serez entendu, un silence s'interprète aussi bien qu'une parole car le silence est une réponse qui ne semble jamais se terminer
Faites toujours attention à vos paroles et vos silences l'un comme l'autre peuvent porter l'amour ou le rejet, alors restons à l'écoute de Dieu et lui: nous guidera dans l'amour divin, celui sans tâche.

Le Message de Notre Dame de La Salette (19 septembre)

Le contexte religieux
La franc-maçonnerie et l'art de la déformation de la vérité
L’exemple des protestants montre qu’il faut prendre les données religieuses produites par les quatre recensements de 1851 à 1872 en France avec beaucoup de précautions. 

Curieusement, en 1851, la répartition départementale des cultes n’est pas publiée, en raison de « considérations d’une nature particulière » non explicitées. 
La question sur la religion est ensuite retirée du recensement de 1856 pour réapparaître en 1861 : les rédacteurs se réjouissent alors de la disparition des difficultés « assez graves » rencontrées en 1851.
La stabilité du dénombrement de la population réformée telle qu’elle est publiée, les écarts entre le recensement de la population protestante urbaine en 1851 et les chiffres des sources locales, sa très forte croissance sur la période suivante et le fait que la population des réformés annoncée pour ce recensement corresponde exactement au plancher justifiant le nombre de pasteurs rémunérés par l’État en vertu du Concordat font naître une hypothèse : celle d’une importante sous-déclaration des protestants. 
L’État aurait alors réévalué le nombre obtenu en 1851 de façon à éviter les problèmes politico-religieux qui risquaient de se poser. 

On assisterait ensuite à un recul de la sous-déclaration à partir de 1861, décalé de quelques années pour Paris.

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Notre-Dame de La Salette est le nom sous lequel est appelée la Vierge Marie à l'occasion de son apparition dans la commune La Salette-Fallavaux , près de Corps dans le département de l'Isère .

La Vierge y est apparue, sous les traits d'une femme en pleurs, le 19 septembre 1846 à deux enfants, Maximin Giraud et Mélanie Calvat
 
  • Maximin Giraud, né à Corps le 26 août 1935 et mort également à Corps le 1er mars 1875
  •  
  • Mélanie Calvat née le 7 novembre 1831 à Corps, Isère - morte dans la nuit du 14 au 15 décembre 1904 à Altamura , Italie Mélanie a causé des difficultés à sa hiérarchie, en continuant à répéter les paroles de la Vierge Marie et à dénoncer la franc-maçonnerie .

Mélanie Calvat et Maximin Giraud, virent apparaître dans une lumière resplendissante une « belle dame » en pleurs, vêtue comme les femmes de la région. 

Parlant alternativement français et patois, elle les chargea d'un message qu'ils devaient « faire connaître à tout son peuple ».
 
Après s’être plainte du comportement et de l'impiété des chrétiens, elle prédit des châtiments épouvantables si les hommes persévéraient dans le mal, et promit la clémence divine s'ils s'amendaient. 
« Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis le maintenir. »

Les enfants rapportèrent que la « Belle Dame » était triste et pleurait, ce qui soulève d’ailleurs des problèmes théologiques puisque, dans un article du journal La Croix du 14 août 1946, le R.P. Gabel s.j. souligne :
"Les enfants ont vu que la Sainte Vierge avait beaucoup de chagrin ; elle a pleuré ; elle a versé d’abondantes larmes. "
  Avant de disparaître, elle communiqua à chacun des enfants un secret spécial. 

La difficile reconnaissance ecclésiale
L’émotion provoquée par le récit de Mélanie et de Maximin fut vive et, après plusieurs enquêtes et rapports, Mgr Philibert de Bruillard , évêque de Grenoble, nomma une commission pour examiner l’événement de manière prudente ; celle-ci conclut qu’il fallait admettre la réalité de l'apparition. 
Il s'en fut plusieurs guérisons miraculeuses survinrent sur la montagne de la Salette et les pèlerinages y commencèrent. 
Le miracle suscita bien sûr l’ironie des libres penseurs, mais jeta aussi le trouble chez les fidèles et surtout chez les ecclésiastiques.
Contre l’apparition une opposition violente se fit dans les diocèses de Grenoble et Lyon, aggravée par le fait que le curé d’Ars, considéré de son vivant comme un saint, se rangeait parmi les sceptiques.
L’Encyclopedia Catholica parle sans donner plus de détails de « l'incident d'Ars » et précise que « durant la matinée du 25 septembre 1850, le curé d'Ars rencontre deux fois Maximin, dans la sacristie puis au confessionnal, mais sans confession.
Qu'a pu raconter l'adolescent exaspéré ?
Le résultat est que durant des années le saint curé ne cessera de douter et de souffrir»
Finalement Mgr de Bruillard déclara le 16 novembre 1851 que l'apparition de la Vierge était certaine et autorisa le culte de Notre-Dame de La Salette.
  • Philibert de Bruillard, né le 11 sept 1765 à Dijon et mort le 15 décembre 1860, fut évêque de Grenoble, chanoine impérial de premier ordre du chapitre impérial de Saint Denis, chanoine honoraire de la cathédrale Notre Dame de Paris , officier de la légion d'honneur. Il reconnu l'authenticité de l'apparition de la Salette par son mandement du 19 septembre 1851. Son cœur se trouve dans le chœur de la basilique de la Salette.

Cet acte affaiblit l'opposition sans la faire disparaître et ses chefs, profitant en 1852 de l’arrivée d'un nouvel évêque, Mgr Ginoulhiac, remplaçant Mgr Bruillard qui avait démissionné, attaquèrent violemment la réalité du miracle de la Salette. 
Deux ecclésiastiques, l’abbé Deléon et le curé Cartellier, affirmaient même que la « belle dame » était en réalité une vieille fille appelée mademoiselle de La Merlière, ancienne religieuse, ce qui donna lieu à un curieux procès pour diffamation que la plaignante perdit deux fois, en première instance le 2 mai 1855 et en appel le 6 mai 1857 l'imprimeur M.Etienne Redon de Grenoble était aussi poursuivi., malgré une plaidoirie éloquente de Jules Favre . 
Le curé de St Joseph de Grenoble, l'abbé Cartellier et l'abbé Deléon continuèrent par la suite à publier des brochures contre l'apparition. 
Le cardinal-archevêque de Lyon, de Bonald, leur était favorable.
La Papauté ne s'engagea pas
En dépit de ces actes hostiles, la première pierre d'une grande église fut solennellement posée sur la montagne de la Salette, le 25 mai 1852, devant une grande assemblée de fidèles.
Cette église, plus tard promue au rang de basilique, fut desservie par des religieux appelés missionnaires de la Salette, qui furent remplacés en 1891 par des prêtres diocésains après leur expulsion par des lois d’exil.
 Nous donnant la position de l’Église dans les années 1910, l’Encyclopedia Catholica écrit :

"Comme il est dit plus haut, la Vierge Bénie confia à chacun des deux enfants un secret spécial. Ces deux secrets, que ni Mélanie ni Maximin ne se révélèrent jamais l'un à l'autre, furent envoyés par eux en 1851 à Pie IX sur le conseil de Mgr de Bruillard. 
On ne sait quelle impression ces révélations mystérieuses firent sur le pape, car il existe là-dessus deux versions diamétralement opposées. Le secret de Maximin reste inconnu, car il n'a jamais été publié.
Celui de Mélanie a été inséré dans son entier dans la brochure qu'elle-même fit imprimer en 1879 à Lecce , en Italie, avec l'approbation de l’ordinaire du lieu.
Une vive controverse s’en est suivie pour savoir si le secret publié en 1879 était identique avec celui qui avait été communiqué à Pie IX en 1851 ou si, dans sa deuxième forme, il n'était pas tout simplement le travail de son imagination. 

La dernière opinion est celle de personnes qui sont convaincues qu'une distinction doit se faire entre deux Mélanie, la voyante innocente et simple de 1846 et la visionnaire de 1879, dont l'esprit avait été dérangé par la lecture de livres apocalyptiques et de la vie d'illuminati. Comme Rome ne s’est pas prononcée, le conflit s’est prolongé entre les deux camps. 

La plupart des défenseurs du texte de 1879 ont subi la censure de leurs évêques. Maximin Giraud, après une vie malheureuse et errante, revint à Corps, son village natal où il mourut en odeur de sainteté le 1er mars 1875. Mélanie Calvat termina une vie qui n’avait pas été moins errante à Altamura en Italie le 15 décembre 1904. »